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By : MOz | Monday, June 21, 2010 at 1:36 PM
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Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Govin dit :
Mr le Néophyte dit :Je guetterai si il passe par chez moi, je viens d'aller voir vaguement ce que c'est.
Tu ne le retrouveras pas/plus en salle, je l'ai vu en VOD sur le petit écran.

Merci pour la précision.
Du coup ça va être compliqué pour moi de le voir.
Voilà peut-être une bonne raison de plus pour que je change l'antiquité qui me sert d'ordinateur...

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Govin
Govin
Que pensent les spécialistes de ce thread du dernier Todd Phillips: Joker ?
Chakado
Chakado
Govin dit :Que pensent les spécialistes de ce thread du dernier Todd Phillips: Joker ?

Alors Joker, en bref, c'est plutôt très bien.
Déjà, c'est incroyablement putain de beau. Chaque plan est dingue ; la lumière, le cadrage, le mouvement, les gros plans quand il faut, c'est assez fou. Ce mélange "DC Comics revisité par le cinéma artsy indé" fonctionne à fond.
J'étais assez sceptique sur ce film, parce que j'étais de ceux qui pensaient que le Joker n'avait pas besoin d'origin story. C'est un des rares trucs que j'ai vraiment aimé dans la vision de Nolan d'ailleurs : ce méchant sans motivation, sans background, sans aucun curseur que ce soit, était VRAIMENT déstabilisant. Essayer d'expliquer d'où il vient, c'est tuer un peu la magie.
Mais finalement, ça fonctionne vraiment pas mal du tout. Ce film est surtout une lente plongée dans la psyché d'un esprit vraiment malade. En ce sens, il ne brise pas vraiment la magie du Joker, car même s'il y a un côté "victime de la société" pour expliquer d'où il vient, on a aussi cette vision d'un esprit dérangé, super creepy et d'une instabilité de tous les instants. En ce sens Joaquin Phoenix fait un super boulot. C'est un Joker introverti, par rapport à ceux qu'on connaît, mais qui fonctionne parfaitement, et qui nous laisse entre empathie et dégoût.
S'il fallait reprocher deux-trois choses, ce serait un hommage beaucoup trop appuyé (je suis tenté d'appeler ça du plagiat) au King of Comedy de Scorcese (aka La Valse des Pantins), et quelques moments beaucoup trop lourdement explicatifs (en tant que spectateur, je déteste quand on me surligne les choses, j'ai l'impression d'être pris pour un demeuré). En particulier, pourquoi avoir montré une énième fois au cinéma l'assassinat des parents Wayne (en plus pour le coup, c'est filmé sans imagination) alors qu'il y avait mille manières de le suggérer ?

'Fin bref, c'était quand même vraiment bien et surtout, ça me donne pas mal d'espoir pour le futur, dans le sens où ça laisse entrevoir ce que les films de super-héros pourraient être, si seulement on leur lâchait un peu la bride pour sortir de leur cahier des charges de parcs d'attraction.

PS : j'ai beaucoup pensé pendant le visionnage à cette excellente vidéo de Bolchegeek sur ce qu'il appelle "Le syndrôme Magneto", à savoir cette race particulière de méchants qui n'ont pas fondamentalement tort dans leur revendications, mais oh-là-là ils sont un peu trop violents dans leurs manières des les obtenir, alors que le héros veut finalement la même chose, mais lui, hé ben il est gentil (c'est un peu le consensuel mou, quoi).
Ça ne s'applique pas vraiment à Joker, qui est un méchant politique malgré lui, en quelque sorte. (Il n'a pas vraiment de revendications, sa déviance criminelle vient surtout de ce que c'est la seule manière pour lui de se sentir enfin heureux). Mais je me faisais la réflexion que c'est assez inhabituel de voir un film sur un méchant sans antagoniste (puisque Batman n'existe pas encore). Et c'est assez rafraîchissant.

galadriel
7Tigers
7Tigers
galadriel dit :rattrapée par l'actualité...
http://et.pourquoi.pas.over-blog.com/2019/10/par-les-femmes-pour-lse-femmes-le-film-a-ne-pas-rater.html

Et déjà dénoncé par les principaux intéressés:
https://twitter.com/CCFRojava/status/1182424680768196608

Communiqué : Pourquoi "sœurs d'armes" est une mauvaise propagande pour notre combat

galadriel
galadriel
ça m'aurait étonnée aussi...
encore le gros trollage usuel pour :
1) descendre un film fait par une gonzesse
2) descendre un film fait par une gonzesse militante
3) confondre fiction et documentaire
4) confondre documentaire et propagande
5) l'ouvrir sans avoir vu le film
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Govin
Govin
Chakado dit :
Govin dit :Que pensent les spécialistes de ce thread du dernier Todd Phillips: Joker ?

En particulier, pourquoi avoir montré une énième fois au cinéma l'assassinat des parents Wayne (en plus pour le coup, c'est filmé sans imagination) alors qu'il y avait mille manières de le suggérer ?

C'est marrant. Je l'ai pris comme un pied de nez à DC. Une scène vite fait "bien" fait, expédiée comme en réponse à une commande insistante.
Vous voulez des références, bah en v'la une.

Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Vu Joker également.
Je ne dois pas être normalement constitué, car j'avoue être estomaqué par le nombre de critiques dithyrambiques que je viens de lire.
Pour moi, ce film a été d'un ennui mortel, du début à la fin.

Le jeu de Phenix, la réalisation, ok, tout oscille entre glauque et clinquant, quelque part ça colle bien avec la représentation que notre imaginaire s'est fait du Joker. Efficace.

Mais le scénario, c'est le grand vide, une photocopie de choses vues mille fois : l'histoire d'un gentil martyr d'une société à la V for Vendetta (ça se résume ici par "Mort aux riches"), qui à force d'accumuler humiliations diverses et variées, finit par décider de ne plus tendre l'autre joue et de casser sa coquille pour se la mettre sur la tête.
​Une représentation du Joker version Calimero christique (résurrection incluse), qui accumule démonstrations et scènes ultra-prévisibles, on est loin, très loin, du personnage fantasque et insaisissable que j'avais osé me figurer.
Impossible pour moi de me sentir concerné par ce personnage banal, qui rejoint la cohorte des nombreux dingues du cinéma.
 
Une très grosse déception pour ma part.
 
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Proute
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Hier, alors que je l'avais manqué lors de sa sortie officielle, Border est passé non loin de chez moi à l'occasion d'un ciné-village.

Le film n'a pas semblé attirer les foules, puisque nous étions 12 bénévoles compris (ils devaient quant à eux être 4).

Je voulais donc aller le voir en janvier, je crois, mais n'avais pas pu m'organiser correctement, cette fois-ci je ne l'ai pas loupé.

Suite à la bande-annonce, je m'attendais donc à suivre une histoire d'amour entre deux êtres marginaux, mais à l'ambiance qui s'en dégageait, j'avais quand même compris que ce serait plus Grimm que Disney.

Par contre, rien ne m'avait préparée à ce que le film serait réellement. Le scénario a donc été pour moi tout sauf convenu, quelque chose que j'ai beaucoup aimé dans ce monde où on a déjà tant vu (enfin moi peut-être pas, vu que je n'ai ni télé ni connexion supportant le streaming).

Attention : dans la suite, je divulgâche pas mal, alors ne lisez pas si vous êtes intéressé de le voir sans en savoir plus.

J'ai d'abord beaucoup aimé ce que dégage le personnage principal. En y réfléchissant, sa façon de bouger, de parler peu, d'utiliser ses mains, me fait penser au personnage principal du film Premier contact : une présence apaisante auprès de qui on sait qu'on se sentirait bien.

On découvre rapidement qu'elle a une vie simple, un peu bizarre, mais vraie, entre un métier où ses qualités (hors normes) sont reconnues par ses collègues et une maison où l'attend un gars qui a plus besoin d'elle qu'elle de lui, elle s'est construit de quoi répondre aux standards en vigueur peut-être, comme le suggère assez vite le scénario, parce qu'elle a grandi entourée d'amour, au moins celui de son père. Tout ça se résume dans un seul mot dit avec l'intonation juste parfaite quand Tina va voir son père et qu'elle prononce son nom.

Apparaît ensuite l'Amoureux. Là aussi, dans un Disney c'eut été un coup de foudre rapprochant immédiatement les deux êtres semblables, mais ici on est dans Grimm et Tina ne se rapproche de Vore que parce qu'il est suspect puis intrigant par sa ressemblance physique avec Tina et les propos sibyllins qu'il lui tient. C'est plus la curiosité et l'étonnement qui la rapprochent de Vore qu'une reconnaissance d'un des siens additionnée d'un coup de foudre.

Leur histoire, prévisible bien que semée d'un peu de fantaisie étonnante, arrive  à nous faire oublier les moments difficiles du film. J'ai trouvé la façon dont la pédophilie était évoquée à la fois délicate et monstrueuse, très choquante sans pourtant rien montrer. Assez pudique pour qu'on l'oublie, comme dit, dans les moments de découverte entre les amoureux, assez violente quand même pour que cela reste toutefois de façon latente. On sait, et même si on n'y pense plus, on n'oubliera pas.

La suite... la suite est assez étonnante pour qu'on puisse avoir en même temps que Tina la même incrédulité et impossibilité de nier pourtant ce qui est.

J'ai beaucoup aimé qu'au milieu de la tourmente, elle arrive pourtant à se recentrer pour arriver à prendre la décision qui est la sienne.


Nous avons vu sur l'affiche en sortant que le film était porteur d'espoir, d'après la critique citée. Ce n'est pourtant pas le sentiment que nous avons eu à ce moment-là, ni celui d'un couple âgé que j'ai vu ressortir l'air morose.

Depuis hier, j'y ai pas mal repensé et je sais qu'il va me travailler quelques jours, le temps que je trie un peu tous ces sentiments.

Un bon film, donc, selon mes critères.